11 juillet 2018

États-Unis: Open Data met en lumière le biais de la police

New York, San Francisco et Detroit publient des bases de données sur les fusillades, arrestations et recours à la force de la police

Aux États-Unis, la méfiance généralisée à l'égard de la police - en particulier des communautés de couleur - a été exacerbée par les informations faisant état de discrimination raciale et de violences policières. Le manque de transparence en ce qui concerne les méthodes de maintien de l'ordre signifie que peu de données ont été mises à la disposition du public. Les services de police n'étaient pas incités à divulguer de telles données et aucun organisme fédéral n'était chargé de les collecter.  

Pour rendre les services de police de tout le pays plus responsables envers les communautés qu'ils ont juré de servir, le président Obama a créé le Groupe de travail sur les services de police du 21e siècle en 2014, qui comprenait l'Open Police Data Initiative. En décembre 2017, 137 organismes d'application de la loi, y compris ceux des grandes villes telles que New York, San Francisco et Detroit, ont publié plus de deux cents ensembles de données comprenant des informations sur les interpellations, les citations, les arrestations, le recours à la force, la démographie de la main-d'œuvre, la police fusillades et homicides.

La disponibilité de meilleures données a aidé à changer la tactique de la police dans plusieurs juridictions. Une plus grande sensibilisation aux données de répartition, par exemple, a permis de cartographier les surdoses de drogue, fournissant un système d’alerte rapide en cas de surdose et des opportunités d’interventions ciblées et de coordination des efforts. Les médias ont également utilisé les données de la police pour signaler des histoires importantes. Par exemple, une analyse par Le New York Times ont montré que les officiers en Caroline du Nord étaient plus susceptibles d'arrêter les conducteurs noirs sans raison imputable, un grand nombre de ces incidents entraînant le recours à la force. Une couverture négative a conduit les chefs de police à ordonner à leurs agents de mettre fin à la pratique du profilage et de se concentrer sur les infractions au code de la route, réduisant ainsi la disparité raciale des contrôles routiers.

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