9 juillet 2018

Royaume-Uni: Démasquer les sociétés fantômes

Que ce soit en aidant les criminels à blanchir de l’argent, en permettant aux terroristes de transférer de l’argent ou en offrant aux fantastiquement les plus riches le moyen d’éviter les impôts, les entreprises anonymes sont l’outil par excellence pour dissimuler de l’argent. La Banque mondiale estime que 70 pour cent des affaires de corruption impliquent de telles structures. La ville de Londres, décrite comme l'un des meilleurs endroits au monde pour créer une entreprise et se cacher à qui elle appartient, a été un nœud clé de ce lien secret.

Pour résoudre le problème, le gouvernement a adopté une loi sur la propriété véritable imposant aux entreprises de révéler qui en est le propriétaire et le contrôle.

Le Royaume-Uni a adopté une approche collaborative pour la création du registre, organisant des consultations avec la société civile et les entreprises, tout en utilisant la sagesse de la foule pour détecter les erreurs dans le registre et favoriser les améliorations. Le registre est maintenant consulté plus de vingt mille fois par jour. Des militants et des journalistes ont mis au jour des malversations généralisées, révélant des dizaines de responsables politiques, soixante-seize personnes inscrites sur la liste des sanctions imposées par les États-Unis et des centaines d'autres à qui il est interdit de posséder des sociétés britanniques.

À l'instar du Royaume-Uni, quinze pays ont fait de la transparence de la propriété effective un engagement du PGO. Vers le milieu de 2018, le parlement britannique a voté en faveur de la création de registres publics pour les territoires d'outre-mer britanniques, qui abritent certains des paradis fiscaux les plus notoires du monde.

70% des cas de corruption ont une chose en commun
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