11 juillet 2018

Italie: une nouvelle plateforme de participation

Créer des "citoyens actifs, au lieu de rester les bras croisés."

Neuf entreprises italiennes sur dix pensent que la corruption est généralisée. Et les paiements irréguliers sont la norme dans l'attribution des contrats publics. Il n’est donc pas étonnant que la confiance du public dans les institutions gouvernementales soit faible. Les réformateurs espèrent que la transparence et la participation du public peuvent aider à inverser la tendance.  

Dans le cadre du partenariat pour un gouvernement ouvert, le gouvernement a lancé une plateforme en ligne innovante couvrant les dépenses publiques. La plateforme, OpenCoesione, a maintenant publié le détail des millions de projets 1 et du financement de l’UE en milliards de 100 - des petits prêts étudiants aux ponts d'autoroute - à travers une archive consultable en ligne. Il publie Les budgets locaux et nationaux révèlent les dépenses des fonds structurels de l'Union européenne - des fonds destinés à aider les régions les plus pauvres, comme le sud de l'Italie, à rattraper le reste de l'Europe. Cette base de données interrogeable est un outil puissant pour identifier l'utilisation abusive des fonds publics.

Des efforts sont également déployés pour encourager les citoyens à utiliser ces informations: un «hackathon» civique, appelé Monithon, coordonne les journalistes, la société civile et les scientifiques pour utiliser les données, et un concours encourage les lycéens à surveiller les dépenses publiques consacrées aux projets locaux.   La plate-forme est devenue extrêmement populaire, atteignant en moyenne près de 1.5 millions de visites par mois. Plus de trois mille personnes ont participé à Monithon au cours de ses deux premières années, produisant des centaines de rapports.

Les élèves des écoles ont également été formés pour être des auditeurs sur le terrain, visitant les sites de projets, posant des questions aux autorités locales et suggérant des solutions, dont plusieurs sont désormais mises en œuvre. Comme le fait remarquer un observateur du budget étudiant, il crée «des citoyens actifs, au lieu de s'asseoir les bras croisés».

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